Introduction

L’année 2025 a été marquée par une vague de licenciements sans précédent dans le secteur technologique : plus de 150 000 postes supprimés dans la tech selon les décomptes internationaux. Cette contraction brutale a profondément déstabilisé un marché traditionnellement en pénurie de compétences.
Pourtant, à l’approche de 2026, les signaux d’un rebond se multiplient. En France, plusieurs analyses récentes indiquent que les recrutements dans le numérique devraient repartir, portés par la transformation des entreprises et la demande croissante en compétences autour du cloud, de la cybersécurité et de l’IA.

1. Une crise profonde, mais conjoncturelle

Les licenciements massifs de 2025 ont été provoqués moins par une baisse structurelle de la demande IT que par un rééquilibrage économique après les excès d’embauches post-pandémie. De nombreuses grandes entreprises avaient surdimensionné leurs équipes durant les années d’hypercroissance du numérique, notamment pour accompagner l’explosion des usages digitaux et des services cloud. Le ralentissement économique a ensuite poussé ces groupes à rationaliser leurs coûts. Cependant, malgré cette contraction, la demande en compétences technologiques fondamentales n’a jamais réellement cessé. Les projets stratégiques liés à la modernisation des systèmes, à la cybersécurité, à l’automatisation et à l’IA ont continué à progresser.
Autrement dit, la crise a surtout touché les secteurs surexposés à l’investissement spéculatif, mais beaucoup moins les besoins réels des entreprises.

2. Une reprise qui s’annonce dès 2026

Les prévisions pour 2026 sont clairement orientées vers la reprise. Selon les dernières analyses publiées fin 2025, la majorité des entreprises françaises prévoient d’augmenter leurs budgets IT dès le premier semestre 2026. Plusieurs facteurs soutiennent cette dynamique : la généralisation de l’IA générative dans les workflows métiers, la modernisation accélérée des infrastructures legacy, la montée des exigences réglementaires en matière de cybersécurité et l’essor des architectures cloud hybrides.
Les entreprises ont surtout compris que retarder leurs investissements technologiques augmente leurs coûts à long terme et freine leur compétitivité. Le marché renoue donc avec une logique de ré-accélération. Pour les talents, cela signifie que les opportunités reviennent, souvent sous de nouvelles formes, avec davantage de besoins en expertise qu’en simple capacité de production.

3. Les ESN, moteurs stratégiques de la reprise

Dans ce contexte, les ESN ont un rôle stratégique à jouer. Elles sont les premières à pouvoir absorber, structurer et redistribuer les compétences grâce à leur modèle flexible. Elles peuvent également accompagner les entreprises qui souhaitent réinternaliser certaines compétences sans les recruter directement, tout en leur offrant un accès à des équipes pluridisciplinaires. La demande croissante autour des technologies d’IA, du cloud souverain, de la cybersécurité ou encore des outils low-code/no-code ouvre des espaces de consulting, d’intégration et de formation dans lesquels les ESN peuvent se repositionner avec force. Enfin, le climat post-licenciements laisse de nombreux talents expérimentés sur le marché, souvent à la recherche de stabilité et de projets variés.

Conclusion

La crise des licenciements de 2025 a certes ébranlé l’écosystème numérique, mais elle marque surtout une période de transition vers un marché plus mature et mieux structuré. L’année 2026 s’annonce comme celle du rebond, portée par des investissements orientés vers l’IA, la cybersécurité et la modernisation technologique. Pour les ESN, c’est une occasion unique de rassurer les talents, d’accompagner les clients dans leurs projets critiques et de redevenir les acteurs clés de la transformation numérique. La résilience du secteur est bien réelle ; il s’agit désormais de la transformer en dynamique de croissance.

Sources :
https://mondetech.fr/tech-2025-vague-de-licenciements-et-ia-3/